Mis aux arrêts depuis Bamako, la capitale malienne par la Commission rogatoire mise en place par le Procureur de la République près du Tribunal de Première Instance (TPI) de Dixinn pour trafic international illicite de drogue (cocaïne), complicité, vol, substitution et recel, Issa Kaba, enseignant de son état, a clamé son innocence, ce lundi 1er mars, devant la presse. « C’est à cause de mon grand-frère qu’on m’a arrêté », s’est-il défendu.

Poursuivant, il a expliqué comment il s’est retrouvé dans cette sale affaire de cocaïne.  « C’est mon propre frère Mamadi Kaba qui m’a mêlé dans tout cela. J’avais un problème de logement. Je logeais à la Cimenterie, dans la préfecture de Dubréka. Ce quartier est très loin de mon lieu de travail. Je suis venu un jour voir mon grand frère afin qu’il m’aide à trouver un autre logement puisqu’on me demandait beaucoup d’argent comme avance pour avoir une maison. Je lui ai demandé si je pouvais avec lui avoir une somme d’argent pour pouvoir payer cette avance. Il m’a dit qu’en ce moment qu’il n’a pas d’argent. Ce que je n’ai pas cru. Quelque mois après, il m’a appelé pour me dire qu’il a pris une villa de venir habiter l’annexe. Je suis allé y habiter. Je ne savais rien du tout jusqu’au moment où les gendarmes sont venus.

Il m’a toujours dit que les blancs y habitaient à cause de la pêche. C’est ma domestique qui m’a informé que les gendarmes sont arrivés dans la cour pour m’arrêter. Compte tenu de mon état sanitaire, ma sœur m’a conseillé de ne pas accepter qu’on m’arrête. Pour elle, avant que la vérité ne soit trouvée, je vais beaucoup souffrir.

C’est la raison pour laquelle j’ai fui pour aller jusqu’à Bamako (Mali). C’est au ministère de la Justice que j’ai été libéré parce que je ne suis mêlé de rien.  Il y a beaucoup de Guinéens qui me connaissent, je ne suis mêlé de rien de tout ce qu’on raconte. J’ai servi ce pays à ma façon. 70% des populations de Conakry me connaissent. Elles savent que je ne suis pas mêlé des affaires de ce genre. Je me suis retrouvé dedans à cause de mon grand frère (…) », a-t-il raconté.

Il faut rappeler qu’il est le seul, parmi les mis en cause à accepter de répondre aux questions des journalistes



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