Bah Oury : « certains considèrent le FNDC comme  étant leur charrette… !»

Bah Oury, ancien président du parti UDD, a exprimé ce lundi 08 juin son opposition à la démarche du FNDC qui a envoyé une correspondance au Président de la Commission de la CEDEAO pour dénoncer le projet d’amendement du Code Electoral guinéen. Pour lui en agissant de la sorte, c’est comme si le FNDC reconnaissait l’assemblée nationale issue du vote chaotique du 22 mars dernier. Il a aussi dénoncé le manque de concertation au sein du FNDC.

Le politicien Bah Oury reste droit dans ses bottes : le FNDC aurait dû  ne pas adresser une correspondance au président de la Commission de la CEDEAO. Pour lui, il y a d’autres priorités que de parler d’un simple Code Electoral. Il estime que la crise politique actuelle est suffisamment préoccupante pour que le FNDC s’y pense. « En faisant cette démarche, c’est de facto la reconnaissance de l’Assemblée…C’est comme si on veut donner un blanc-seing au pouvoir pour faire ce que bon lui semble. En s’intéressant au Code Electoral et à la disposition de la bonne gouvernance de la CEDEAO, cela veut dire que certains d’entre nous mettent en avant à une participation à  une élection présidentielle… », annonce l’ancien vice-président du parti UFDG.

« Nous avons toujours insisté sur la nécessité de la concertation avant de prendre une décision majeure…..Mais malheureusement il y a des habitudes qui ont la vie dure….Il y a un problème stratégique. Une organisation doit assurer la transparence et la concertation entre  tous ces membres pour ne pas se retrouver comme une officine au service d’un seul groupe. Malheureusement, certains considèrent le FNDC comme étant leur charrette et utilise les autres pour leur servir de tremplin. Ça, ça ne ava pas marcher… », promet l’ancien Président du parti UDD.

Pour Bah Oury, au moment où il y a un vide constitutionnel du fait de la falsification de la nouvelle Constitution, la Guinée est dans une zone de non droit. Le combat devrait être axé sur l’acquisition d’un fichier électoral consensuel, souligne-t-il. « Nous avons un fichier électoral décrié par les organisations internationales. On veut nous dire qu’on doit aller à une présidentielle avec un tel fichier ? Des élections dans le contexte actuel, c’est sacrifier la paix et la stabilité de la Guinée. La situation est mauvaise en termes de sécurité et de paix. Ce qui est à l’ordre du jour, c’est la mise en place d’une transition concertée pour sortir la Guinée de la crise », conseille Bah Oury.

 



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