La recomposition partielle du gouvernement de la IVe République est faite à travers un décret mardi soir. Certains ministres ont été maintenus dans leur département, c’est le cas de dame Zenab Dramé, la ministre de l’Enseignement Technique et de la formation professionnelle, pourtant accusée de détournement de 200 milliards Gnf.

La confiance renouvelée en la personne de dame Zenab Nabaya Dramé n’est pas sans cause, d’après l’analyse du coordinateur général du Réseau COJELPAID. Par rapport à cette nomination, Abdoul Sacko estime que pour le meilleur des cas, « on peut dire qu’il lui accorde une présomption d’innocence. La ministre incarne aujourd’hui deux tendances où la gouvernance mondiale veut mettre en valeur : les jeunes et les femmes.»
« Au cas où il serait établi qu’elle est de quelque chose par rapport à ces prétendus détournements, même si c’est pour un centime seulement, elle aurait sali totalement l’image de ces deux entités qui sont pourtant la base de tout développement, de toute gouvernance mais aussi, de toute émancipation réelle aujourd’hui », martèle l’activiste de la société civile.

A l’en croire, le Président de la République aurait dû sauver l’image des deux tendances évoquées ci-haut, qui sont par ailleurs dans son discours depuis son avènement au pouvoir. « Il aurait dû profiter de l’occasion de la remercier. Tant mieux, si toutefois, dans son gouverner autrement, il va évaluer les ministres en donnant une période de six mois peut-être… Au regard de ça, si elle (Zenab Dramé, Ndlr) s’avérait non coupable, elle peut revenir.»



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