Rien ne sera plus comme avant dans le système de santé en Guinée. En tout cas, au terme d’une mission d’une dizaine jours à l’intérieur du pays, avec les partenaires au développement, le ministre de tutelle, médecin général Rémy Lamah annonce une nouvelle dynamique dans le secteur. C’était ce matin, lors d’une conférence animée à Conakry.

La mission de « suivi de la mise en œuvre des interventions prioritaires du ministère de la santé»,  conduite par le chef du département a parcouru sept (7) préfectures  situées dans les quatre régions naturelles du pays. Il s’agit de Boffa, Boké, Dabola, Dinguiraye, Labé, Kissidougou et Macenta considérées comme « les districts à faible performance».

L’objectif visé, selon les termes de référence de la  conférence de presse, c’est « d’informer la population guinéenne et les partenaires au développement de la situation actuelle du système de santé du pays en général et de la vaccination de routine en particulier, tout en faisant la promotion de la santé communautaire».

Dans son discours, Rémy Lamah a dressé un diagnostic sans complaisance non seulement sur les infrastructures  mais aussi du personnel de santé dans les hôpitaux et autres centres et postes de santé. Avant de formuler des recommandations, auxquelles visiblement tous les partenaires de l’unité d’appui à la gestion et coordination des programmes (UAGCP) adhèrent.

Parmi ces recommandations, le ministre envisage « d’améliorer la qualité des supervisions des centres de santé en mettant un accent sur la revue des supports des données, la programmation des activités comme les stratégies avancées, les enquêtes par sondage de la disponibilité des vaccins, les médicaments, du taux de recouvrement des recettes»

Aussi, ajoute-t-il, « afficher les tarifs des prestations dans les hôpitaux en veillant à la gratuité de la vaccination, de la césarienne, et à l’humanisation des salles d’hospitalisation»

Enfin, préconise-t-il, il faudra, «renforcer la collaboration avec les autorités communales»

Dans la phase question réponse, le conférencier précise que pour corriger les récurrentes difficultés de maintenir les agents postés à l’intérieur du pays, c’est une double mesure qui est en passe d’être prise. Maniant la carotte et le bâton, le ministre annonce des primes incitatives pour les agents mutés loin des centres urbains, indiquant que le recrutement va s’organiser au niveau des régions.

Le ministre a mis l’occasion à profit pour lever l’équivoque autour des données sur  la couverture vaccinale en Guinée, considérée parmi les plus faibles d’Afrique (45%)  par les partenaires au développement, alors que le Gouvernement table autour de 80%.  A cet effet, c’est le représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en Guinée qui prend la parole au nom de tous les partenaires présents. Dans sa réponse, Pr Georges Alfred Ki-Zerbo confirme la fiabilité des données obtenues sur la base d’’enquêtes, avec «une méthode de triangulation»… Marquant la disponibilité des partenaires aux côtés du gouvernement.

A noter que parmi les autres partenaires techniques et financiers présents, il y avait l’Unicef, l’Alliance mondiale pour la vaccination, la fondation Bill et Melinda Gate…



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