Des images à l’appui, le collectif des victimes du déguerpissement de Kaporo-rail, Kipé 2 et Dimesse a démontré à la presse ce samedi que le gouvernement est en train de transporter des gravats ailleurs, et envoyer des vidangeurs qui déversent des eaux usées sur le site, afin de cacher les traces des destructions de leurs habitants de façon « illégale ».

Selon ces citoyens, la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest devra procéder au transport judiciaire dans les prochains jours en Guinée, dans le cadre d’un contrôle sur les lieux.

Mais il se trouve que les autorités « jouent  » à une stratégie visant à supprimer toutes les traces du déguerpissement, et empêchant à la Cour sous-régionale d’établir la « vérité « , d’après leurs cris de cœur.

Cet espace connu sous le nom du Centre directionnel de Koloma aujourd’hui, est réservé pour abriter certains lieux de services.

Cependant, les victimes avertissent ceux qui veulent s’installer sur la zone déguerpie:

« Nous mettons en garde des esprits comme Orange, des esprits comme Damaro, qui cherchent à occuper les lieux. Nous ne cesserons jamais de le répéter, que ces terres-là nous appartiennent, nous avons toute la documentation. »

« On n’est pas tombé du ciel pour occuper ces lieux-là et nous allons-nous battre jusqu’au bout même si un jour, puis que la vie est ainsi faite, nos parents arrivaient à disparaître et si ça ne marche pas, ce sont nos fils et petits-fils qui vont reprendre le flambeau, mais nous tenons simplement à dire aux gens que s’ils viennent s’installer là, même si c’est cinquante ans ou un siècle, qu’ils s’attendent un jour à soit nous restituer nos terres où à nous compenser l’équivalent de ce que nous avons investi. Donc c’est une affaire qui ne restera pas impunie parce qu’on ne croisera pas les bras et nous allons continuer le combat », a laissé entendre Mamadou Samba Sow, porte-parole du collectif.

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