En répondant favorablement au choix porté sur lui comme candidat du parti des démocrates pour l’espoir (PADES) ce samedi 1er août, Dr Ousmane Kaba fait un pas de plus vers la formalisation de sa candidature déjà annoncée pour la prochaine présidentielle.  Mais il apparaît clairement que le premier membre du FNDC à s’engager pour la présidentielle en dépit des manquements soupçonnés dans l’organisation, ne veut passer pour un candidat par défaut ou guidé par un quelconque opportunisme.

Dans son discours, l’opposant n’a pas ignoré les critiques qui pourraient venir, si ce n’est déjà le cas, de l’opposition et du front national pour la défense de la constitution (FNDC) plus généralement. Dr Ousmane Kaba a consacré une partie aux opposants aux troisième mandats. Tout en rendant hommages au FNDC et aux victimes tombées pendant la lutte, le désormais candidat du PADES à la présidentielle répond à ses détracteurs. Ce qui peut être interprété en même temps comme faire un appel du pied à ses collègues du front.  « Si malgré tous nos efforts, nous n’arrivons pas à dissuader le chef de l’Etat de renoncer à son troisième mandat, le PADES a décidé de lui barrer la route dans les urnes », explique-t-il.

Poursuivant, Dr Kaba insiste sur le fait que « le PADES s’est résolument engagé à ne pas jouer à la stratégie de la chaise vide. Il s’opposera frontalement au régime lors des consultations électorales. »

Et comme pour répondre aux critiques, il attaque en ses termes : « (…) alors, aux pessimistes qui pensent que le PADES ne fera que crédibiliser des élections perdues d’avance, nous disons qu’ils se trompent. »

Auparavant, ce qui n’est pas non plus sans rapport avec les critiques, Dr Ousmane Kaba rappelle qu’il s’opposait déjà au « koudeisme ». Ce mouvement né dans les années ‘’90’’ pour perpétuer le régime Conté au pouvoir, avec l’actuel chef de file de l’opposition comme membre du gouvernement, entre autres.

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