Interpellés pour non-respect des mesures barrières contre la Covid19, des tenanciers de bars et discothèques de Mamou ont recouvré leur liberté  ce mardi 7 juillet, après une comparution devant le  tribunal de première instance pour des  faits de « rébellion » contre le décret du Président de la République, interdisant l’ouverture des lieux de loisirs.

En procédure de flagrant délit, tous les prévenus à savoir Mamadou Samba Boiro, DG de l’hôtel relais, Mamadou Diouldé Bah, gérant du bar le Golfe, Mathos Haba, gérant du bar Youla, Boubacar Kaba, gérant du bar Bafing et Aboubacar Doukouré Sylla « général Douk » DG de la maison des jeunes de Mamou et gérant du bar Pélican, ont plaidé non coupables des faits portés contre eux.

Au préalable, à la date du 20 juin dernier, tous les gérants de Bar à Mamou avaient été convoqués à la police pour signer des engagements à ne pas ouvrir leurs lieux de loisirs.

A la barre devant le président du tribunal, les présumés ont soutenu que leurs bars sont restés toujours fermés.

Au cours de l’audience, un jeune accusé d’avoir troublé l’audience a été interpellé et programmé d’être jugé le mardi prochain.

Général Douk a révélé qu’il y a eu neuf interpellations au commissariat, mais qu’ils seraient seulement cinq à être devant la barre. Les autres auraient été libérés. Le procureur a exigé à Douk de donner les noms de ceux qui ont été libérés. Après moults échanges, Douk a fini par donner les noms suivants : « Ibro Memphis gérant le bar bon coin et l’épouse du gérant du bar La case« .

Dans ses réquisitions, Elhadj Sidiki Camara le procureur de la République auprès du tribunal de première instance de Mamou a indiqué que parmi les prévenus, il y en a qui ne seraient pas à leur première interpellation pour les mêmes faits.

Au commissariat, ils ont signé un engagement de ne plus rouvrir leur lieu avant la levée de l’interdiction. Le ministère public a demandé au tribunal de requalifier les faits en « rébellion, violation des interdictions ou le manquement des obligations édictées. »

Le procureur a indiqué que les faits ne sont pas imputables à Mamadou Samba Boiro, Boubacar Kaba et Aboubacar Doukouré Sylla. Des acclamations du public ont suivi cette annonce. Pour la répression contre les deux autres le procureur a requis de condamner Mathos Haba et Mamadou Djouldé Bah à un an d’emprisonnement assorti de sursis et à 500000gnf d’amende.

Dans ses plaidoiries, Maître Abdoulaye Keita, l’avocat de la défense a dit que le parquet est passé à côté, car depuis l’ouverture du procès, il n’a apporté la moindre preuve que ses clients ont ouvert leur bar. Aucun client de ces bars n’a été présenté. Pour finir, l’avocat a demandé la relaxe pure et simple de ses clients.

Le président du tribunal dans son délibéré, a renvoyé Mamadou Samba Boiro, Boubacar Kaba et Aboubacar Doukouré Sylla aux fins de la poursuite. Il a par contre condamné Mathos Haba et Mamadou Djouldé Bah au paiement de 50000GNF d’amende.

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